ADLER, Alfred. L'enfant difficile. Technique de la psychologie individuelle comparée. Payot, 2005, 177 p.

Présentation : «L'enfant difficile» révèle l'un des aspects pratiques les plus intéressants de la doctrine adlerienne : son application au domaine de la psychopédagogie. Défauts mineurs, troubles caractériels, voire délinquance, constituent souvent pour l'enfant le moyen de compenser telle ou telle infériorité, réelle ou imaginaire, dont il souffre : infériorité organique parfois, mais aussi sentiment d'infériorité douloureux vis-à-vis des parents, des frères et soeurs ou du milieu scolaire. A l'heure où le problème de l'enfance difficile ou délinquante préoccupe l'ensemble de nos sociétés, les analyses et les solutions thérapeutiques proposées par Alfred Adler devraient intéresser un large public de parents, d'éducateurs, de sociologues ou de psychopédagogues.

Mots clés : développement de l'enfant, identité, psychopédagogie, troubles


ADLER, Alfred. Les enfants difficiles. Payot, 1958, 17 p.

Présentation : Les enfants difficiles est tiré de l'ouvrage "Religion et psychologie individuelle comparée", précédé de "La névrose obsessionnelle" et de "Complément à l'étude de la névrose obsessionnelle".

Mots clés : éducation, névroses, parents, psychopédagogie, troubles


Centre Hubertine Auclert. Cybersexisme chez les adolescent-e-s (12-15 ans) : étude sociologique dans les établissements franciliens de la 5e à la 2nde. Centre Hubertine Auclert, 2016.

Présentation : Au collège et au lycée, les filles sont exposées à des violences spécifiques, à caractère sexiste et sexuel, qui traduisent des injonctions fortes autour du corps et de leur sexualité. Les filles sont 1,5 à 2 fois plus touchées par le cybersexisme que les garçons. Les violences sexistes et sexuelles s'exercent à la fois en ligne et hors ligne. Elles sont étroitement imbriquées et tout aussi réelles dans une sphère que dans l'autre.

Mots clés : harcèlement, adolescents, sexe, corps, réseaux sociaux, violence


DELION, Pierre. L'enfant difficile. Yapaka, 2014

Présentation : Le terme d’ « enfant difficile » est devenu aujourd’hui tellement banal que personne ne s’y retrouve. En effet, lorsque des parents stressés et fatigués se plaignent de leur « enfant difficile » qui montre quelques réticences à obéir mais qui va bien par ailleurs, c’est très différent d’autres parents qui, après avoir laissé leur enfant faire tout ce qu’il voulait, constatent avec regret que leur progéniture est devenue un « enfant difficile ». Et cela n’a pas grand-chose à voir avec d’autres enfants tels que les enfants autistes, anorexiques ou suicidaires présentant tous les signes de maladies pédopsychiatriques. Dans tous les cas, il s’agit d’une souffrance psychique qui amène parents et professionnels de l’enfance à parler d’ « enfants difficiles », mais les problématiques sous-jacentes ne sont pas du tout identiques. Ce texte envisage les définitions et les descriptions de ces différentes formes d’enfants difficiles et se penche sur les raisons pour en comprendre la survenue plus fréquente aujourd’hui. Enfin, plusieurs pistes sont proposées au lecteur pour aider l’enfant difficile à en sortir.

Mots clés : développement de l'enfant, difficulté, enfant, psychologie


FORGET, Jean Marie. Les violences des adolescents sont les symptômes de la logique du monde actuel. Yapaka, 2007

Présentation : « La logique du monde adulte maintient l'adolescent dans une irresponsabilité dans la vie sociale et lui propose des ersatz de reconnaissance qui entretiennent sa dépendance. Pour un sujet bouleversé par la puberté, la confrontation à un monde adulte qui donne l’impression de ne pas lui fournir d’appui, le laisse sans recours et dans un grand désarroi ».

Jean-Marie Forget, propose une approche clinique des adolescents, de leur fragilité, de leur violence mise en scène ou en acte. Pour le professionnel, il importe de comprendre en quoi ces actes traduisent un défaut de sens, une défaillance de la parole afin d’en réintroduire les « dimensions exclues ».

Jean-Marie Forget est psychiatre, psychanalyste. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont L’adolescent face à ses actes et …aux autres (Erès, 2005). Ce texte de Jean-Maire Forget résulte d’une conférence tenue à Namur en octobre 06 dans la cadre d’un partenariat avec la Section de Prévention Générale du Service de l’Aide à la Jeunesse de Namur, l’AMO Passages, Imagin’AMO, le service Droit des Jeunes de Namur et le service d’éducateurs de rue La Bécane.

Mots clés : adolescence, adolescents, psychologie, violence


GAYDA, Martine, MARTENS, Francis, MEYFROET, Monique, VANDER LINDEN, Reine. Parler sexe avec les enfants. Yapaka, 2007.

Présentation : Choux, cigognes, «zizi sexuel», sexe des anges...

La sexualité est un élément central de la vie. Enfant, adolescent, adulte, femme, homme …nous sommes faits de sentiment, de désir, de plaisir et d’amour…autant de composantes qui se construisent dans la relation à soi et à l’autre. Ni ange, ni démon, l’être humain doit construire sa part de sexuel tout au cours de sa vie. Mais dans un contexte où l’abus sexuel et la pédophilie envahissent le devant de la scène, la sexualité n’apparaît plus que comme objet d’indignation, de déni et de danger potentiel. Comment dès lors aborder la sexualité au quotidien ? Quelles sont, à cet égard, nos responsabilités d’adultes, de professionnels ? Chacun est façonné de ses identités multiples. La question de la sexualité touche toutes les identités à la fois. Ce Temps d'Arrêt invite les lecteurs à laisser de côté leur peau de professionnel pour s'interroger à partir de leur identité de parent ou de parent potentiel. Détour indispensable pour rejoindre ensuite les réalités singulières de chaque famille rencontrée en situation professionnelle.

Mots clés : adolescence, adolescent, enfant, éducation affective, éducation sexuelle, identité, psychologie


HACHET, Pascal. Adolescence et risque. Yapaka, 2009

Présentation : Si l'adolescence rime avec la prise de risques, il arrive que la mise en danger de soi prime sur la recherche de plaisir. Face à ces « auto-sabotages », pas toujours flagrants, les parents ressentent inquiétude, colère et impuissance, et il n'est pas rare que ces réactions soient partagées par les professionnels eux-mêmes, notamment du champ éducatif. Ces constats appellent une réflexion ouverte et tenace.D'abord, il est essentiel de mieux connaître, à côté des prises de risques « démonstratives », celles qui sont marquées par le retrait : le défaut d'existence. Ensuite, il est utile de se familiariser avec les ressorts psychodynamiques des prises de risques qui, lorsqu'un jeune est « accroc » à la mise en danger, excèdent les manifestations de la crise adolescente « normale » et s'articulent avec des histoires familiales marquées par la honte et les secrets douloureux. Enfin, il apparaît que prendre soin des adolescents qui se fourvoient dans le risque et de leurs proches nécessite de prendre également soin des professionnels qui sont en charge des uns et des autres.

Pascal Hachet est psychologue et docteur en psychanalyse. Il travaille au Point Accueil Ecoute Jeunes « Le Tamarin », à Creil (60), géré par l'association SATO-Picardie. Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, ses travaux portent sur la compréhension et la prise en charge psychanalytiques des consommateurs de drogues, des adolescents et des parents d'adolescents.

Mots clés : adolescence, adolescents, psychologie, risque


JEAMMET, Philippe. Paradoxes et dépendances à l'adolescence. Yapaka, 2009.

Présentation : L'adolescence est un âge contradictoire où le rejet de l'adulte est à la mesure du besoin que l'adolescent en a, analyse Philippe Jeammet. Les conflits naissent de la tension entre la peur de l'abandon et l'angoisse d'intrusion du jeune. Ce paradoxe peut pousser certains adolescents à la destructivité comme créativité du pauvre, c'est-à-dire de celui qui se sent impuissant. Avant de s'effondrer, de disparaître, un acte de vie, prométhéen en quelque sorte, reste toujours possible : détruire !

«Je n'ai pas choisi de naître » disent les adolescents qui ont des comptes à régler avec leur filiation ; mais « je peux choisir de mourir », déclarent-ils, affirmant par là une radicale différence avec ceux qui leur ont donné la vie et leur pouvoir démiurgique de refuser ce dont ils ont hérité et qu'ils n'ont pas choisi au profit d'une destruction qui leur appartient.

Philippe Jeammet est psychanalyste, professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'Université René Descartes Paris 5, ancien chef du service de psychiatrie des adolescents et jeunes adultes à l'Institut mutualiste Montsouris. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Pour nos ados, soyons adulte, Ed. Odile Jacob, 2008.

Mots clés : adolescence, adolescentsq, conflit, dépendance, psychologie


LE BRETON, David. Adolescence et conduite à risque. Yapaka, 2014.

Présentation : Les conduites à risque sont des manières ambivalentes de lancer un appel aux plus proches, à ceux qui comptent. Elles témoignent de la résistance active du jeune et de ses tentatives de se remettre au monde. En dépit des souffrances qu’elles entraînent, elles possèdent un versant positif, elles favorisent la prise d’autonomie du jeune, la recherche de ses marques, elles sont un moyen de se construire une identité. Elles n’en sont pas moins douloureuses dans leurs conséquences à travers les blessures ou les morts qu’elles entraînent. Mais la souffrance est en amont, perpétuée par une conjonction complexe entre une société, une structure familiale, une histoire de vie. Ces épreuves que les jeunes s’infligent répondent à cette nécessité intérieure de s’arracher à soi-même et de renaître meilleur. Ce sont des rites intimes, privés, autoréférentiels, insus, détachés de toute croyance et tournant le dos à une société qui cherche à les prévenir.

Mots clés : adolescence, adolescents, autonomie, conduite à risque, identité, rites, psychologie


LE BRETON, David. Corps et adolescence. Yapaka, 2016.

Présentation : Les transformations corporelles s’imposent à l’adolescent.

Elles soulèvent la question du regard des autres sur le jeune homme ou la jeune fille qu’il devient, l’ouverture au désir et à la génitalité. Son corps échappe à son contrôle, de même le statut qu’il acquiert au sein du social.
En jouant de son apparence, le jeune fait de sa peau un outil d’expérimentation de soi, d’exploration et de recherche identitaire.
Mais aussi, le corps se fait projection du mal-être de l’adolescent quand ses repères manquent et que s’affaiblit la solidité du monde des adultes. Les tentatives d’appropriation et de contrôle de l’image de soi par la coiffure, les tatouages, les vêtements peuvent s’avérer signes de détresse dans les conduites à risque, les addictions, les troubles alimentaires qui disent une volonté d’échapper à une identité insupportable.

Mots clés : vie sociale, psychologie, corps, adolescents, image, identité


LE BRETON, David. Rites de virilité à l'adolescence. Yapaka, 2015.

Présentation : Il s’agit dans cet ouvrage de s’attacher à la construction sociale du masculin dans nos sociétés où les anciens modèles de genre s’effacent. Il devient parfois malaisé d’entrer dans la peau d’un homme, particulièrement pour certains adolescents qui cumulent des difficultés affectives et sociales, sans trouver à leur côté des adultes pouvant leur donner le goût de grandir et de s’autoriser à prendre son essor. Les conduites à risque sont marquées par les connotations sociales du genre. Chez les filles, elles prennent des formes discrètes, silencieuses (troubles alimentaires, scarifications, tentatives de suicide…), là où chez les garçons elles sont exposition de soi, souvent sous le regard des pairs (suicides, violences, délinquances, provocations, défis, alcoolisation, vitesse sur les routes, toxicomanies…). Nombre de ces conduites à risque masculines relèvent de rites de virilité, des rites de l’entre-soi que les garçons effectuent sous formes de défi pour se montrer qu’ils sont à la hauteur. Cette image de soi toujours à glorifier, en quête de reconnaissance des pairs (les autres garçons) alimente maintes formes de violence dans les établissements scolaires ou ailleurs, souvent au détriment des filles, et parfois elle aboutit aux tueries scolaires  ou au djihadisme comme une manière ultime d’exister dans l’incandescence quand plus rien d’autre ne les valorise. On retrouve souvent dans ces conduites l’impossibilité de s’identifier aux autres, une haine farouche qui leur tient lieu d’affiliation au monde, une fascination pour l’image et le sentiment d’atteindre une sorte d’immortalité par la virulence de leur acte. L’ouvrage est surtout centré sur les différentes formes de violences masculines.

Mots clés : adolescence, masculin, image, virilité, identification, valorisation


LE GOAZIOU, Véronique. La violence des jeunes : punir ou éduquer ? Yapaka, 2016

Présentation : La violence des jeunes fait l’objet d’inquiétudes grandissantes. Dans les pays européens d’après-guerre, la cause de l’enfant en danger mobilisa l’opinion. Aujourd’hui c’est l’enfant dangereux qui est dénoncé, incarné par des figures comme le «  jeune de quartier  » ou le «  jeune radicalisé  ». Ce livre décrit et analyse les lignes de force de ce mouvement. Il tente d’expliciter qui sont ces jeunes délinquants ou violents et quels sont les actes ou les comportements qu’on leur reproche. La pénalisation des agissements turbulents juvéniles n’est pas l’unique solution, en dépit du recours croissant à la justice observé ces derniers temps. Il faut aussi pouvoir compter sur les adultes, les familles et les parents. Et comme l’optique punitive a souvent montré ses limites, il convient de redire la force et l’efficacité de la pratique éducative et de la prévention.

Mots clés : punition, violence, prévention, famille, éducation


LE GOAZIOU, Véronique. Les jeunes, la sexualité et la violence. Yapaka, 2017

Présentation : La jeunesse, la sexualité et la violence ont au moins un point commun : ce sont des catégories qui sont tenues sous haute surveillance. Les grands interdits sexuels ont faibli dans nos sociétés et la sexualité juvénile, détachée du cadre affectivo-conjugal, est aujourd’hui admise. Mais les normalités sexuelles, loin d’avoir disparu, sont en réalité multiples et elles ne vont pas toujours dans le sens d’une sexualité égalitaire (entre les sexes) et adaptée (suivant les âges). C’est pourquoi les déviances sexuelles des jeunes, réelles ou supposées, et plus encore leurs actes sexuels violents font l’objet de maints questionnements.

La justice en est saisie ainsi que des éducateurs et des soignants. Plus largement, la communauté des adultes tente de trouver le juste équilibre entre la liberté sexuelle, dont nous sommes les héritiers, et l’accompagnement de nos enfants dans la découverte de leur désir et dans celle du désir de l’autre.

Mots clés : déviances, jeunes, psychologie, sexualité, violence


LECONTE, Claire. Des rythmes de vie aux rythmes scolaires. Une histoire sans fin. OpenEdition Books, 2017, 270 p.

Présentation : Cette nouvelle édition, actualisée et augmentée de 50 pages, tient compte de la loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'École de la République du 8 juillet 2013.
Apprendre à connaître ses rythmes nécessite qu'on soit bien informé sur leur fonctionnement mais aussi sur les causes de dysfonctionnement. Mieux les connaître permet de les respecter, permet alors d'aménager les temps d’apprentissage et de travail ainsi que les efforts à fournir en fonction des disponibilités physiologiques qui sont les nôtres.
Les rythmes biologiques sont les seuls pour lesquels des horloges biologiques génétiquement programmées ont été découvertes alors que les variations au cours du temps des fonctions psychologiques (l’attention, la mémorisation) sont à la fois dépendantes de ces rythmicités biologiques et des contextes environnementaux dans lesquels ces fonctions s’exercent. Ainsi de nombreux facteurs masquants (la motivation, le niveau de compétence, les différences inter-individuelles, l’âge, le contenu des tâches, etc) jouent un rôle important sur ces variations au cours du temps des performances liées au bon fonctionnement de ces fonctions psychologiques : c’est pourquoi aménager les temps d’apprentissage nécessite à la fois de bien connaître les rythmicités biologiques auxquelles on ne peut échapper mais aussi d’intervenir principalement sur les contenus, les pratiques pédagogiques, les méthodes d’apprentissage et d’évaluations mis en œuvre pour les activités occupant les différents temps de la journée.
Pour les enfants cela concerne les temps scolaires comme les temps non scolaires.
Dans cette nouvelle édition actualisée, vous trouverez toutes les informations nécessaires à une meilleure compréhension du fonctionnement de nos enfants ainsi que les erreurs à éviter tant en matière d’éducation que d’aménagements à proposer pour un mieux-vivre de chacun d’eux.

Mots clés : chronobiologie, école, éducation, enfant, enseignement, psychologie de l'éducation, rythme biologique, rythme de vie, rythme scolaire

 


MARINOPOULOS, Sophie. Jouer pour grandir. Yapaka, 2013

Présentation : L’enfant, dès sa naissance, a un besoin vital de jouer pour entrer en contact avec son environnement. Jouer est sérieux car, en jouant, il construit sa santé relationnelle et affective. C’est avec son corps qu’il fera ses premières expériences ludiques, saisissant ensuite les objets, jubilant des émotions nouvelles qu’il produit et provoque en retour, répétant et rythmant ses découvertes ludiques. Grandir c’est se séparer : l’enfant doit sans cesse s’adapter à des situations nouvelles, situations sensorielles, émotionnelles, relationnelles, puis sociales et collectives. Ainsi jouer prend tout son sens allant des jeux de bouche, au caché-coucou, au cache-cache, aux jeux de faire semblant, aux déguisements, aux stratégies de construction et enfin aux jeux sérieux à règles. Riche de toutes ses expériences ludiques l’enfant construit une estime et un amour de soi, une conscience de son corps puis de son être, de ses limites, créant une sécurité intérieure à l’origine de son autonomie. L’envie du bébé de comprendre le monde qui l’entoure deviendra plus tard l’envie d’apprendre, transformant le bébé-joueur en enfant-écolier.

Mots clés : apprentissage, autonomie, développement, enfant, jeu, psychologie


QUENTEL, Jean Claude. L'adolescence aux marges du social. Yapaka, 2011

Présentation : Cet ouvrage rappelle que l'adolescence constitue d'abord une réalité sociale, correspondant à un montage opéré par les sociétés occidentales. Elle n'est toutefois que la forme que vient prendre dans ces sociétés une problématique d'ordre général qui est la sortie de l'enfance. Dès lors, ce sont les processus que celle-ci recouvre qui doivent être interrogés. Leur mise en évidence permet d'être mieux armé pour faire face aux questions que l'adolescence provoque de nos jours dans nos sociétés. L'adolescence, qui peut paraître de nos jours une réalité évidente, soulève en fait bien des questions. Les médias y reviennent régulièrement, mais les parents et les professionnels s'interrogent tout autant à son propos. La littérature abonde sur les difficultés de l'adolescent. Peu de travaux s'intéressent toutefois à la question de son réel statut. Qu'en est-il en fin de compte de l'adolescence ? Elle n'est pas à confondre avec la puberté, même si celle-ci la conditionne physiologiquement. Doit-elle être comprise comme une phase naturelle du développement de l'homme, comme l'ont soutenu les psychologues psychogénéticiens ? Tout dément une telle approche de la question qui a pourtant longtemps prévalu au XXè siècle. De quel point de vue l'adolescence existe-t-elle, en dehors du fait que le terme s'est peu à peu imposé dans nos sociétés depuis plus d'un siècle et demi ? Étudiée à travers plusieurs disciplines, l'adolescence constitue d'abord une réalité sociale ou, comme l'énoncent les sociologues, une « construction sociale ». Elle correspond, en d'autres termes, à un montage opéré par les sociétés occidentales à un moment donné de leur histoire. Elle n'a donc pas toujours existé et elle n'est pas observable dans toutes les sociétés. L'adolescence n'est en fait que la forme de réponse apportée par nos sociétés à une question qui concerne toute communauté et qui est donc générale, celle de la sortie de l'enfance. Les sociétés qui pratiquent l'initiation insistent sur le fait qu'il faut « mourir à l'enfance » pour émerger au social. Mais les psychanalystes évoquent de même la nécessité d'un « meurtre de l'enfant » en nous. Le conflit interne à la personne qui s'ensuit ouvre à des processus qui définissent ce que l'on peut appeler « l'émergence à la personne ». Ce sont ces processus qui se trouvent ici interrogés. Leur explicitation fonde un recul qui permet d'être mieux armé pour faire face aux questions que l'adolescence provoque aujourd'hui dans nos sociétés.

Mots clés : adolescence, adolescents, développement,  difficulté, psychologie, sociologie


QUENTEL, Jean Claude. L'enfant n'est pas une "personne". Yapaka, 2008.

Présentation : La question du statut de l’enfant est aujourd’hui fortement débattue. Certains considèrent en effet que l’enfant ne correspond qu’à une réalité politique et qu’il doit donc être émancipé au même titre que toute minorité opprimée, alors que d’autres continuent de soutenir, à l’inverse, qu’il n’est qu’un homme en devenir, qu’il faut avant tout protéger. On perçoit déjà ce qui résulte de ces positions différentes au niveau de la prise en charge de l’enfant. Il est pourtant possible de ne pas en demeurer à cette vision dichotomique de l’enfance. L’auteur s’attache à le montrer, sous un titre à première vue provocant. Il resitue en fait la question du statut de l’enfant dans une réflexion générale sur l’enfant et son fonctionnement, cette réflexion se fondant elle-même sur un modèle anthropologique cohérent et heuristique.

 Psychologue clinicien, Jean-Claude Quentel est professeur de sciences du langage à l’Université européenne de Bretagne. Il a notamment déjà publié  L’enfant. Problèmes de genèse et d’histoire (de Boeck), Le parent. Responsabilité et culpabilité en question (de Boeck) .

Mots clés : anthropologie, enfant, psychologie, sociologie, statut


ROBIN, Didier. Adolescence et insécurité. Yapaka, 2009

Présentation : Pourquoi associer adolescence et insécurité? Les adolescents seraient- ils fauteurs de troubles, ou responsables de l’insécurité? Pourtant, une réflexion argumentée questionne ce stéréotype. Le sentiment d’insécurité contemporain paraît fondé à partir d’enjeux plus complexes que la seule «violence des jeunes». Il se déploierait au rythme de l’isolement individualiste grandissant. De ce point de vue, les adolescents sont à l’avant-garde. Moins parce qu’ils seraient particulièrement dangereux pour les autres, mais plus parce qu’ils sont en première ligne des bouleversements sociaux. Et les individus contemporains ne sont-ils pas livrés à une anxiété nouvelle, aussi plus enclins à retourner leur agressivité contre eux-mêmes?

Didier Robin est psychologue, psychanalyste, thérapeute familial. Il est également formateur au Centre Chapelle-aux-champs à Bruxelles.

Mots clés : adolescence, adolescents, agressivité, insécurité, psychologie, violence


TISSERON, Serge. Le jeu des trois figure en classe maternelle. Yakapa, 2010

Présentation : Tous les spécialistes de la petite enfance s'accordent sur un point : le bébé a besoin de temps pour jouer, ou plus précisément pour apprendre à jouer. Car si l'enfant est naturellement porté au jeu, cette capacité a besoin, comme beaucoup d'autres, d'être exploitée au bon moment pour se mettre en place correctement. Il y a un temps pour apprendre à parler, un temps pour apprendre à marcher et un temps pour apprendre à jouer, et ce temps doit engager tous les sens. A défaut, les capacités d'invention, de création, d'humour et d'imagination en sont durablement réduites.
Hélas, les enfants sont aujourd'hui de plus en plus privés de ce moment formateur. Dès l'âge de deux ans, on les partage entre les apprentissages scolaires d'un côté et la télévision de l'autre. Or la télévision n'est pas un jeu, mais un spectacle. Et les effets de la consommation télévisuelle du jeune enfant a des conséquences problématiques bien au-delà de trois ans !

Malheureusement, les pouvoirs publics ne s'inquiètent que de ceux qui ont tendance à s'enkyster dans un profil agressif. Ils parlent même de mettre en place des programmes de « dépistage précoce », d'injonction thérapeutique, voire de chimiothérapie à leurs encontre. Mais les enfants qui s'identifient exclusivement aux victimes ne sont pas moins préoccupants que ceux qui s'identifient précocement aux agresseurs! Il faut permettre aux uns et aux autres d'évoluer sans stigmatiser personne. D'autant plus qu'à cet âge, tout est flottant et peut changer rapidement, et d'autant plus vite qu'on accompagne l'enfant sur ce chemin.
C'est pourquoi il est urgent de mettre en place des activités qui permettent aux enfants qui se sont précocement fixés dans une identification exclusive de s'en dégager. Or il existe une activité dont l'efficacité a été démontrée dans ce domaine, c'est le « jeu des trois figures » . Pratiqué chaque semaine par les enseignants des Maternelles, il permet aux enfants de prendre du recul par rapport à l'impact des images sur eux, réduit les violences scolaires et en développe la tendance à faire appel à l'adulte pour résoudre les conflits.

Mots clé : apprentissage, enfant, image, jeu, psychologie