ALMOUBAKER, Mohamed, POUILLON, François, dir. Pratiquer les sciences sociales au Maghreb. Centre Jacques-Berque, Fondation du Roi Abdul-Aziz Al Saoud pour les Études Islamiques et les Sciences Humaines, OpenEdition Books, 2015

Présentation : Professeur de philosophie à l’Université de Fès, Driss Mansouri (1949-2012) est venu aux sciences sociales (anthropologie, histoire, linguistique, psychologie) dans le cadre de ses activités militantes. Dans une perspective de critique épistémologique, il n’a cessé par de nombreux articles de réfléchir sur leur orientation.

Ce large recueil de contributions en trois langues (français, arabe, anglais), émanant de chercheurs d’âges et de formations différentes, ressortissants de huit nationalités, témoigne du rayonnement de notre ami disparu. Rassemblé à sa mémoire autour d’un thème cohérent, il entend dire la largeur de ses préoccupations, l’exigence d’une recherche généreuse autant que rigoureuse, où il apparaît comme un modèle. C’est l’occasion d’essayer un bilan d’étape sur les enquêtes qui se conduisent aujourd’hui au Maghreb.

Le recueil est complété d’un choix de ses contributions.

Mots clés : anthropologie, archéologie, enquête de terrain, ethnologie, histoire, iconographie, mémoire collective, méthode de recherche, patrimoine, sciences sociale,s sociologie, sources


BARRERE, Anne. Travailler à l'école : Que font les élèves et les enseignants du secondaire ? Presses universitaires de Rennes, 2004, OpenEdition Books 

Présentation : Que font les élèves et les enseignants des collèges et lycées ? L'allongement des études, leur poids croissant dans les trajectoires sociales donnent au travail scolaire une importance considérable dans la vie des jeunes d'aujourd'hui. Le travail enseignant, quant à lui, infléchi dans ses cadres organisationnels sans être radicalement transformé dans ses pratiques, est une réalité complexe déployée sur plusieurs espaces : la classe, l'établissement, l'espace privé. Et pourtant le travail à l'école, en dépit de l'importance de ses enjeux, reste largement opaque et méconnu. C'est à la connaissance de cette forme particulière d'activité que cette étude est consacrée, à partir de deux enquêtes sociologiques. Elle s'efforce de cerner davantage les pratiques réelles que les discours normatifs, de ne pas limiter l'analyse aux seules interactions dans la classe, et d'envisager le travail à l'école de manière globale, comme un ensemble de tâches objectives et d'épreuves subjectives. Il s'agira donc aussi bien de le replacer dans un cadre collectif et organisationnel, que d'effectuer le mouvement inverse, en éclairant les problèmes de l'institution scolaire à partir des difficultés et satisfactions les plus individuelles.En portant un regard croisé sur le travail des élèves et des enseignants, ce livre a l'ambition d'éclairer de manière inédite les accords et tensions qu'ils vivent, jour après jour, dans le quotidien scolaire. Il en appelle ainsi à un dialogue renouvelé entre pédagogie et sociologie.

Mots clés : éducation, élèves, enseignants, enseignement secondaire, sociologie de l'éducation, travail scolaire


CHEVALLIER, Denis, dir. Savoir faire et pouvoir transmettre. Transmission et apprentissage des savoir-faire et des techniques. Editions de la Maison des sciences de l'homme, Ministère de la Culture. OpenEdition Books, 2016

Présentation : Savoir faire ne veut pas dire pouvoir transmettre : informels, non codifiés, les savoir-faire ne se dérobent-ils pas sans cesse à toute transmission organisée, à toute politique d’apprentissage ? N’en vient-on pas parfois à douter de la possibilité même de leur transmission ?

Si l’inventaire des installations, des sites et des techniques, la description fine des chaînes opératoires, l’identification des détenteurs de savoir-faire sont les démarches préalables à toute analyse des faits techniques, il faut aussi préserver le potentiel adaptatif et créatif de ces savoirs et techniques car ils sont utiles au maintien d’un patrimoine culturel et au développement économique local.

Protéger, dans ce cas, c’est avant tout transmettre; il convient donc de prendre en compte les modalités psychologiques, sociales et culturelles de cette transmission.

Comprendre de tels processus imposait de croiser des méthodes, confronter des résultats de recherches. Psychologues, ergonomes, cogniticiens, anthropologues, sociologues se sont penchés ensemble, une fois n’est pas coutume, sur ces savoirs professionnels et de métiers si difficiles à décrire et à transmettre, mais pourtant, ô combien efficaces.

Mots clés : apprentissage, connaissance, culture, diffusion, psychologie, savoir-faire

DELALANDE, Julie. La cour de récréation : Pour une anthropologie de l'enfance. Presses universitaires de Rennes, 2001, OpenEdition Books

Présentation : Qui ne connaît la cour de récréation pour l'avoir fréquentée étant petit ? Le brouhaha qui s'y installe quand les enfants sortent, les jeux qu'on y pratique chaque jour et les histoires qui s'y passent ? Pourtant, peu d'études s'attachent à approfondir l'importance fondamentale de ce temps partagé entre pairs dans le quotidien de l'enfant. Julie Delalande propose ici une approche novatrice de la cour d'école et montre qu'elle fonctionne comme une micro-société où les élèves mettent en place des règles de vie qui dépassent largement celles qu'impose le jeu commun. Grâce à ce travail minutieux d'observation basé sur la méthode ethnographique, elle décortique les formes de sociabilités enfantines et fait apparaître l'école comme un lieu de perpétuation d'un savoir enfantin. Loin de déboucher sur une situation chaotique parce que non organisée par les enseignants, le temps de la récréation révèle l'établissement par les enfants de règles et valeurs qu'ils reprennent des adultes et s'approprient pour structurer leurs relations. Ce livre a aussi pour ambition de penser une anthropologie de l'enfance encore quasi inexistante. Il propose pour ce faire une réflexion sur le statut des enfants dans notre société en regard de celui qu'ils avaient autrefois, et le compare à celui qu'on leur donne dans d'autres cultures. Il participe par conséquent à une meilleure connaissance de l'enfance et à l'ouverture d'un nouveau champ de recherche. Le travail de Julie Delalande pose un regard original sur le monde enfantin qui stimulera la réflexion des professionnels de l'enfance en sortant des problématiques habituelles de la psychopédagogie

Mots clés : anthropologie, conditions sociales, construction identitaire, école, enfance, enseignement primaire, socialisation


DURKHEIM, Emile. Education et sociologie. 1922. Classiques en sciences sociales

Présentation : "L'éducation est l'action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore mûres pour la vie sociale. Elle a pour objet de susciter et de développer chez l'enfant un certain nombre d'états physiques, intellectuels et moraux que réclament de lui et la société politique dans son ensemble et le milieu spécial auquel il est particulièrement destiné".

Mots clés : éducation, pédagogie, politique de l'éducation, sociologie


 DURKHEIM, Emile. L'éducation morale. 1934. Classiques en sciences sociales

Présentation : "Parce que c'est en pédagogue que nous allons parler de l'éducation morale, il nous a paru nécessaire de bien déterminer ce qu'il fallait entendre par pédagogie. J'ai donc montré tout d'abord qu'elle n'était pas une science. Ce n'est pas qu'une science de l'éducation ne soit possible, mais la pédagogie n'est pas cette science. Cette distinction est nécessaire, afin que l'on ne juge pas des théories pédagogiques d'après les principes qui ne conviennent qu'aux recherches proprement scientifiques. La science est tenue de chercher avec le plus de prudence possible ; elle n'est pas tenue d'aboutir dans un temps donné. La pédagogie n'a pas le droit d'être patiente au même degré ; car elle répond à des nécessités vitales qui ne peuvent attendre. Quand un changement dans le milieu réclame de nous un acte approprié, l'acte ne peut être ajourné. Tout ce que peut et doit faire le pédagogue, c'est de réunir, le plus consciencieusement qu'il est possible, toutes les données que la science met à sa disposition, à chaque moment du temps, pour guider l'action ; et on ne peut rien lui demander de plus"

Mots clés : éducation, enfants, morale, sociologie de l'éducation


GAVIRIA, Sandra. Quitter ses parents : Une comparaison franco-espagnole. Presses Universitaires de Rennes, 2005, OpenEdition Books

Présentation : Adolescents ? Jeunes adultes ? Les jeunes s'attardent de plus en plus chez leurs parents. Certains n'ont pas les moyens d'en partir, mais d'autres préfèrent rester dans le cocon familial : comme « Tanguy », ils s'y sentent bien et ne voient pas pourquoi ils le quitteraient. Quant aux parents, soit ils ne savent plus comment les « pousser » en dehors de la maison, soit ils les y « retiennent » : en fait, il semblerait que leur attitude diffère selon les pays. Comme diffèrent les processus de construction de soi en fonction des modèles sociaux, on pourrait dire que « comme on quitte sa famille, on fait sa vie ». Ainsi, plus ils restent de temps en famille, plus les jeunes ont de mal à couper le cordon. Au contraire, un départ précoce leur permet de s'autonomiser plus facilement. Quelles sont les implications de cette vie commune prolongée entre parents et enfants ? Comment les jeunes gèrent-ils leur besoin d'autonomie ? Quelle est la place des amis et du partenaire dans la vie quotidienne ? Comment se passent les relations familiales, conjugales ou amicales des concubins ou des jeunes mariés ? Telles sont les questions auxquelles tente de répondre le livre de Sandra Gaviria, qui repose sur une enquête sociologique menée en France et en Espagne.

Mots clés : autonomie, condition sociale, famille, jeunes adultes, jeunesse, parents, sociologie


HAMEL, Jacques. Etude de cas et sciences sociales. L'Harmattan, 1997, 124 p.

Présentation : Cet ouvrage porte sur la méthode de cas en sciences sociales. Manuel de base, il présente sous une même couverture le survol historique de cette méthode, de son utilisation par les précurseurs de la sociologie française et américaine jusqu'aux entreprises méthodologiques contemporaines qui peuvent lui être associées : l'intervention sociologique d'Alain Touraine et la méthode proposée récemment par Pierre Bourdieu pour étudier la Misère du monde. L'ouvrage traite enfin des problèmes accolés à cette méthode, notamment ceux de la représentativité, de l'objectivité et de la nature descriptive des études qui affichent son nom. Une bibliographie thématique complète l'ouvrage. Il est destiné au public étudiant et aux chercheurs en sciences sociales désireux d'utiliser cette méthode et, plus largement, les méthodes dites qualitatives.

Mots clés : méthode de cas, sociologie


HESS, Rémi. Le lycée au jour le jour : ethnographie d'un établissement d'éducation. Klicksieck, 1989.

Présentation : Entre septembre 1982 et juin 1983, Remi Hess tenu un journal institutionnel dans l'établissement d'éducation où il enseignait : un lycée technique. La méthode du journal institutionnel est d'abord une technique ethnographique de recherche sur la relation qu'une personne ou un groupe de personnes entretiennent avec une institution. R. Hess a mis au point cette technique en 1976, en réponse à des demandes, de plus en plus nombreuses, d'étudiants (souvent salariés comme enseignants ou travailleurs sociaux) de l'Université de Paris VIII-Vincennes, désireux de mener une recherche à partir de la place qu'ils occupaient dans la division sociale du travail. Le journal institutionnel est à la fois une technique de recueil de données et une méthode d'élaboration progressive d'un objet de recherche. Ce peut être également un outil de changement personnel et social dans la mesure où il aide souvent à l'analyse des pratiques professionnelles.

Mots clés : ethnographie de l'éducation, journal institutionnel, lycée professionnel, recherche, sociologie de l'éducation


PERRIER, Pierre. École et familles populaires : Sociologie d'un différend. Presses universitaires de Rennes, 2005, OpenEdition books, 2015 

Présentation : En l'espace d'un siècle, le rapport des familles à l'école s'est profondément transformé. Le mode scolaire de socialisation et de reproduction qui s'est progressivement imposé avec la massification secondaire a infléchi le processus d'acculturation, en accentuant le rapport de dépendance des familles populaires à l'école. Leurs relations avec l'école ne se déroulent pas nécessairement selon des règles, modalités et intérêts partagés. Les attentes peuvent diverger fortement, conforter les préjugés réciproques et engendrer un différend…

Mots clés : cultures populaires, école et familles, éducation, orientation, sociologie de l'éducation, système éducatif